L'IJzerwake se déroule chaque année à Steenstrate, près de Ypres. L'édition 2020 se déroulait via Facebook et YouTube. Dans une vidéo d'introduction, les organisateurs ont appelé à l'indépendance financière de la Flandre. "Il faut choisir entre couler avec la Wallonie ou nager à part. Il faut d'abord que l'argent flamand reste dans les mains des Flamands. C'est seulement alors que nous pourrons construire l'avenir sur base d'une véritable indépendance." L'Union européenne en a également pris pour son grade.

Le président du mouvement, Wim De Wit, a commencé son discours en abordant l'approche belge du coronavirus, "un désordre total qui a coûté des milliers de morts inutiles". Il a ensuite pointé le fait que les trois partis de l'actuel gouvernement en affaires courantes ne disposent ensemble que de 38 sièges à la Chambre. "Si le gouvernement de crise en Belgique peut décider de la vie et de la mort avec seulement 38 sièges, alors la N-VA et le Vlaams Belang et leurs 42 sièges peuvent appeler à une Flandre indépendante."

Il est également revenu sur la formation fédérale en cours. Selon Wim De Wit, un nouveau gouvernement n'aurait de toute façon pour but que de sauver la Belgique. "Une Belgique à gauche, avec encore plus d'argent flamand dans les puits sans fond wallons", a-t-il déclaré.

"L'IJzerwake n'est pour rien d'autre qu'une république flamande indépendante qui d'une part veut façonner son avenir à sa guise dans une Union européenne de peuples indépendants, et donc certainement pas dans l'UE actuelle, et d'autre part continuer de viser une réunification avec le nord de Pays-Bas", conclut-il en substance.