"N'est-il pas grand temps de trouver une solution structurelle" après près de six ans de présence militaire en rue? , a affirmé le chef de la Défense (Chod), l'amiral Michel Hofman, lors d'une audition en commission de la défense de la Chambre consacrée à la perspective de mettre fin à OVG, conformément à la déclaration gouvernementale de la coalition Vivaldi.

Celle-ci stipule que "la présence militaire en rue sera progressivement supprimée" en tenant compte de la capacité en personnel de la police fédérale, de l'impact de la police locale et du développement de la nouvelle Direction de la Sécurisation (DAB) au sein de la police fédérale.

"Il est temps maintenant que d'autres reprennent ces missions de sécurité publique", a pour sa part dit le chef de cabinet de la ministre de la Défense, Jamil Araoud.

Mais le coeur de ce dossier est bien la ville d'Anvers, confrontée à une situation spécifique, selon le chef de corps de la police anversoise, Serge Muyters.

"Il y a encore actuellement des militaires" en rue à Anvers, dans des zones placées en niveau d'alerte 3 (sur une échelle de quatre, alors qu'il est de 2 dans la quasi-totalité du pays) et liées à la communauté juive, après une forte réduction des effectifs, a-t-il déclaré. "Et nous voudrions les garder", a-t-il ajouté.