Par une requête déposée ce mardi devant le tribunal de 1ère instance de Bruxelles, l'asbl Nucléaire Stop Kernenergie demande à son président d'ordonner à Electrabel SA la suspension provisoire de l'exploitation de Doel 3 et Tihange 2. 

La requête a été déposée par le cabinet d'avocats bruxellois Pierre et Maxime Chomé, qui confirment l'information. 

Leur requête concernant les deux centrale s'appuie une série de constatations faites depuis l'été 2012 et notamment l'indication d'un "nombre élevé de défauts", un test de fragilisation mené en mars 2014 s'étant soldé par des "résultats inattendus" et la détection de "microbulles d'hydrogène". 

Selon Nucléaire Stop asbl, le "principe de précaution est mis à mal par le redémarrage des deux centrales nucléaires". 

Dans la requête déposée devant la justice belge, l 'asbl dit s'interroger sur la "régularité de la procédure"' menée par l'AFCN et l'indépendance de l'Autorité Fédérale. Elle relève l'inquiétude que génèrent selon elle les redémarrages des deux centrales et celle de nos voisins allemands dont des médias soutiennent depuis six jours que la Belgique "joue à la roulette russe en redémarrant Tihange 2 et Doel 3". 

En clair, les avocats de Nucléaire Stop, Mes P. et M. Chomé, demandent au président du tribunal de 1ère instance de Bruxelles d'ordonner la suspension provisoire de l'exploitation des deux centrales belges, de désigner un expert ou collège d'experts et à la lumière de leurs rapports, de statuer sur la demande de fermeture définitive, la séparation et le démontage des réacteurs de Tihange 2 et Doel 3 "en raison des risques générés par leur exploitation".