Le jury, présidé par Jacques Lanotte, a salué sa conception des réseaux de télescopes robotiques Trappist et Speculoos ainsi que sa découverte d'un nouveau système planétaire. "Une oeuvre originale et innovante, qui inaugure un nouveau domaine de l'astronomie et qui illustre la contribution importante de la recherche astrophysique wallonne à l'échelle internationale", souligne encore l'Institut Destrée.

Le prix Bologne-Lemaire du "Wallon de l'année" est organisé par l'institut Destrée depuis 1976. Il récompense une personne qui, par son action sociale, économique, politique ou culturelle, a le mieux servi les intérêts de la société wallonne. Parmi les précédents lauréats figurent le comédien Jean-Claude Derudder (1996), les réalisateurs de films Jean-Pierre et Luc Dardenne (1997), l'ancien joueur de tennis de table Jean-Michel Saive (2001), la cheville ouvrière du Réseau wallon de lutte contre la Pauvreté Christine Mahy (2005), le mathématicien Emmanuël Houdart (2017) ou encore le désormais Secrétaire d'Etat Thomas Dermine (2018). En 2020, la lauréate fut Régine Zandona, cheffe de clinique au service des urgences du CHU de Liège.

Né en 1974, Michaël Gillon est titulaire d'un master en biochimie et d'un doctorat en astrophysique de l'Université de Liège. Il a effectué son post-doctorat à l'Observatoire de Genève dans l'équipe de Michel Mayor et Didier Queloz, Prix Nobel 2019. Aujourd'hui au service de l'Université de Liège, il occupe le poste de maître des recherches FNRS et poursuit ses travaux sur la détection d'exoplanètes, à savoir des planètes situées hors du système solaire. En 2021, il a reçu le Prix Francqui, distinction majeure en Belgique dans le monde scientifique. Ses recherches sont également reconnues internationalement. A ce titre, il s'est notamment vu décerné une médaille exceptionnelle par la National Aeronautics and Space Administration (Nasa).