Belgique

Ce lundi, en conseil du MR, Jean-Luc Crucke a adressé un avertissement à peine masqué aux candidats à la présidence du MR. Et plus spécifiquement à Denis Ducarme?

Le sujet a été posé publiquement sur la table du conseil du MR ce lundi: pas question que les cabinets se mêlent de l'élection à la présidence du MR. En effet, la lutte pour la présidence du parti est à couteaux tirés. La remise des candidatures a été clôturée ce vendredi : Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez, Clémentine Barzin, Christine Defraigne et Philippe Goffin vont donc démarrer leur campagne.

En conseil du MR, une consigne très claire a été donnée par Jean-Luc Crucke : les cabinets ministériels ne peuvent pas être impliqués dans la campagne de leur candidat. Un avertissement à peine masqué adressé à l’équipe de Denis Ducarme ? Crucke ne l'a pas mentionné spécifiquement dans son allocution mais a parlé "des candidats siégeant dans un exécutif". Or, le ministre de l'Agriculture est le seul candidat à se trouver dans ce cas de figure... Un ministre est en doté d’une équipe conséquente au sein de son cabinet.

Des moyens qu'un cabinet pourrait être tenté d'utiliser pour soutenir un candidat en l'aidant dans sa campagne, prenant des photos de ses apparitions publiques, prenant des contacts avec les responsables des sections locales du MR pour avoir des listings de militants etc. Ce qui constituerait une concurrence déloyale et surtout une infraction. Jean-Luc Crucke, qui a déjà manifesté son soutien à la candidature de Georges-Louis Bouchez, veut visiblement l'éviter alors que des rumeurs circulent déjà au sein du parti. Il a, dans sa prise de parole, fait référence au cas de Joëlle Milquet (Ndlr: elle avait démissioné de son poste de ministre après une procédure judiciaire à son encontre car accusée d'avoir recruté des collaborateurs pour mener sa campagne.

Denis Ducarme n'était pas présent au Conseil du MR, devant assister au Conseil européen en sa qualité de ministre de l'Agriculture.

Le message de Jean-Luc Crucke pourrait toutefois valoir pour d'autres candidats tentés d'utiliser des collaborateurs parlementaires ou d'un autre cabinet ministériel pour mener campagne.