Comme annoncé par la Première ministre, Sophie Wilmès (MR), la Belgique passera un nouveau cap important dans son processus de déconfinement, ce lundi 18 mai.

Les écoles pourront progressivement rouvrir leurs portes. Les coiffeurs, esthéticiennes, musées et parcs animaliers reprendront leurs activités. “Nous donnons ainsi naturellement plus de chance au virus”, a admis le virologue Marc Van Ranst sur VTM. L’expert membre de la task-force chargée du déconfinement ne s’est pas tant montré inquiet pour ce nouvel assouplissement des mesures qui entrera en vigueur le 18 mai que pour celui qui a débuté en ce début de semaine. Ce dimanche 10 mai, les Belges ont ainsi pu recevoir de la famille ou des amis à la maison. Les rencontres ont dû toutefois se limiter à quatre personnes par ménage, qui à l'avenir devront toujours demeurer les mêmes. Le lendemain, ce sont les magasins qui ont pu à nouveau accueillir des clients. “C’est ça qui est dangereux, plus encore que la réouverture des écoles”, a estimé M. Van Ranst.
   
Le spécialiste a insisté sur le fait que, quoi qu'il en soit, le risque zéro n'existait pas. "Ce qu'il faut faire, c'est réduire les risques, a précisé le virologue. Il n'est pas possible de les éliminer totalement, mais les réduire oui." L'impact de ces différents assouplissements sur les chiffres de l'épidémie de coronavirus en Belgique sera scruté avec attention par les experts. Comme l'a rappelé la Première ministre lors du Conseil national de sécurité, il n'est pas exclu de faire marche arrière si la tendance à la baisse devait changer. "Nous commençons à voir l'effet de la première étape (NDLR: mise en oeuvre le 4 mai)", a déclaré M. Van Ranst. (...) Nous devons maintenant attendre et suivre attentivement les dernières données, en espérant que tout aille dans la bonne direction."

Pour que les tendances ne changent pas, le virologue a appelé les Belges à respecter les règles et à adopter les comportements adéquats tout au long de ces phases de déconfinement. Il a ainsi rappelé l'importance du port du masque alors que s'apprêtent à rouvrir certaines professions où le contact est inévitable avec le client, telles que les coiffeurs et esthéticiennes. "Il faut essayer de garder du bon sens", a-t-il conclu.