La proposition de rapport final a toutefois été accueillie de manière diverses par les groupes politiques.

Dans la majorité, Patrick Prévot (PS) a évoqué "un rapport dont nous pouvons être fiers". Nathalie Gilson (MR) a de son côté souligné la "transparence et la clarté" du document.

L'opposition présente a fait part de ses critiques. "L'échec de l'État ne transparaît pas dans ce texte", a estimé Kathleen Depoorter (N-VA). Les nationalistes flamands ont fustigé une "refédéralisation rampante ou sournoise", appelant à "opter pour une compétence entière et homogène aux mains des entités fédérées". Ce point a été vivement critiqué par les autres partis. "Nous ne sommes pas d'accord avec vision de la N-VA qui prône une scission des soins de santé entre Flandre et Wallonie. Où sont donc les Bruxellois ?", a réagi Mme Gilson.

Pour le PTB, "les deux grands absents de ce rapport sont la refédéralisation des soins de santé et l'investissement dans un système de santé public et préventif fort", a déclaré Sofie Merckx. La députée communiste a sans succès soumis 50 recommandations "alternatives", car, à ses yeux "le texte sur la table est un coup dans l'eau."

"Il y a du bon, il y a du très bon, mais aussi du moins bon et de l'insuffisant", a commenté Catherine Fonck (cdH). "À l'inverse de ce que j'avais espéré, il y a eu une approche très politique de la part de la majorité, qui a voulu cadenasser le texte jusqu'à faire des copié-collé de l'accord de gouvernement."

Pour Sophie Rohonyi (DéFI), "la majorité se satisfait dans une majeure partie des constats et des analyses. Je regrette que les recommandations qui doivent en découler tantôt manquent de précision, tantôt d'ambition." Revenant sur la répartition des compétences, la députée a estimé que "chacun pourra en déduire ce qu'il veut en fonction de la position institutionnelle de son parti."

Le Vlaams Belang était absent, après avoir claqué la porte de la commission le 11 juin dernier.