Cette semaine, plusieurs réunions ont eu lieu entre la ministre francophone de l’Éducation Caroline Désir et les acteurs de l’enseignement (syndicats, fédérations de pouvoirs organisateurs, fédérations d’associations de parents, etc.) afin d’établir de nouvelles mesures dans les écoles dans ce contexte de deuxième vague de coronavirus. La DH l’annonçait hier déjà : le passage à un code orange adapté se confirme.

Cette nouvelle version du code orange diffère légèrement de celle qui avait été présentée par la ministre en juin dernier. Des adaptations ont en effet été proposées pour permettre aux écoles de continuer à accueillir un maximum d’élèves et éviter le basculement vers un enseignement hybride qui mêlerait présence en classe et cours à distance.

À l’instar de ce qui a été décidé en Flandre en début de semaine, les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles devront donc s’organiser d’ici les vacances d’automne pour mettre en place les nouvelles dispositions.

Si la norme restera l’enseignement en présentiel, un enseignement à distance devra être permis à partir de la troisième secondaire à condition de respecter plusieurs critères. Il faudra que l’hybridation n’advienne qu’en dernier recours, si l’absentéisme des élèves ou des enseignants empêche le déroulement habituel des cours.

La nouvelle mouture du code orange prévoit une certaine flexibilité au niveau de l’hybridation : elle pourra être décidée pour une classe, une année ou l’ensemble des élèves d’une école à partir du deuxième degré de secondaire. Autre condition importante : le pouvoir organisateur de l’école devra donner son feu vert et l’hybridation ne devra durer que deux semaines potentiellement renouvelables si besoin.

Un durcissement des mesures d’hygiène devra également être respecté dans les établissements scolaires. L’organisation des cours de gymnastique et des cantines devra être revue.

De plus, un passage au code orange implique la fin des activités extra-muros. Finies donc les sorties culturelles et les classes vertes. Les personnes jugées non indispensables au déroulement des cours ne seront plus autorisées dans l’enceinte des bâtiments scolaires.

L’ensemble des nouvelles mesures figureront prochainement dans une circulaire. De nouvelles mesures concernant les contacts entre enseignants devront également être annoncées.

"Les chiffres de contamination dans l’enseignement fondamental restent relativement faibles. Le point d’attention reste au niveau des contacts entre adultes : on voit qu’il y a eu pas mal de contaminations entre professeurs, ce qui a conduit à la mise en quarantaine de beaucoup de membres du personnel et par là même à l’impossibilité d’avoir des équipes pédagogiques en suffisance pour assurer les cours", a souligné la ministre au Parlement mercredi après-midi.