L'enquête menée aux Pays-Bas au sujet d'un Amstellodamois de 40 ans suspecté d'avoir abusé d'environ 400 enfants via webcam s'étend également à la Belgique, a révélé le ministère public vendredi pendant une audience préparatoire au tribunal d'Amsterdam. L'homme est derrière les barreaux depuis plus de six mois. Police et justice ont déjà identifié 56 de ses victimes, aussi bien des petits garçons que des fillettes. Selon la justice néerlandaise, le suspect était enregistré sous différents pseudos sur plusieurs chatrooms, dans le but d'amener des enfants à effectuer des manipulations sexuelles face à leur webcam. Il aurait également menacé certaines de ses petites victimes de divulguer les images en question sur internet ou à leurs connaissances et leur famille.

L'enquête est en cours en Belgique et aux Pays-Bas, mais également en Espagne et aux Etats-Unis. La première déclaration à la police date de 2012. L'enquête avait quant à elle réellement démarré en avril 2013, après des recherches effectuées dans l'habitation et l'ordinateur du suspect. Le ministère public espère la clôturer dans les prochains mois, et il est attendu que le dossier pénal n'aille pas au-delà des 56 victimes actuellement identifiées.


La plupart des jeunes abusés via webcam par un Néerlandais ont entre 12 et 14 ans

La majorité des victimes, dont des Belges, supposées d'un Amstellodamois de 40 ans suspecté d'avoir abusé sexuellement d'environ 400 mineurs d'âge des deux sexes via webcam a entre 12 et 14 ans, a-t-on appris du ministère public néerlandais vendredi. La justice se concentre dans son enquête sur les plus jeunes d'entre elles, 56 victimes ayant jusqu'à présent été identifiées. "Les victimes identifiées habitent à travers tout le pays", a déclaré à l'AFP un porte-parole du parquet d'Amsterdam, Evert Boerstra, selon qui des demandes rogatoires ont été envoyées en Belgique, en Espagne et aux Etats-Unis "surtout pour recevoir des informations de la part des fournisseurs d'accès à internet".

Le suspect n'a pas eu de contact physique avec ses victimes, se contentant de les pousser à effectuer des actes sexuels face à la webcam après avoir établi le contact avec elles sur des forums et chatrooms, se cachant sous différents pseudos. Il aurait enregistré les images et menacé de les diffuser, mais l'enquête n'a pas démontré jusqu'à présent la diffusion de telles images pornographiques de sa part.

Cinq victimes de Michel S. ont pour l'instant porté plainte. Le suspect, détenu depuis environ six mois, a déclaré à la police comprendre qu'il avait "dépassé des limites" et vouloir "refermer le livre". Il aimerait être traité et a fait savoir vendredi à l'audience qu'il trouvait sa situation actuelle de détenu "très lourde" à porter.

L'homme, qui n'a pas été licencié par son employeur, n'avait jamais eu affaire à la justice auparavant.