Yves Van Laethem a été le premier à prendre la parole dans cette conférence de presse. "Actuellement, les chiffres continuent leur évolution favorable. Ce sont des bonnes nouvelles puisque cela fait trois semaines que nous avons entamé le plan été", a-t-il commencé. Pour autant, tout n'est pas rose non plus. "Soyons attentifs car la diminution des contaminations et, à moindre mesure, celle des hospitalisations semblent ralentir. Les prochains jours, nous pourrons dire avec plus de précisions si nous évoluons vers un plancher par rapport aux chiffres en question."


Forcément, les assouplissements seraient responsables de ce ralentissement. "Nous sommes bien heureux évidemment des assouplissements des mesures. Mais nous pourrions voir le nombre de contaminations augmenter à cause de ceux-ci. Cependant, cela ne devrait pas avoir d'impacts sur les hospitalisations. Grâce à la vaccination qui a atteint sa pleine vitesse. Et parce que la population continue à limiter les contacts avec les personnes qui ne seraient pas vaccinées."

Il a ensuite comparé notre situation à celle d'autres pays. "A la différence du Portugal ou du Royaume-Uni, il y a moins de personnes qui sont hospitalisées proportionnellement à ce que l'on a connu lors d'une réaugmentation des chiffres." Comment expliquer ce phénomène? "Cela provient d'un double fait. Tout d'abord, les contaminations concernent un public jeune qui n'a pas encore eu l'occasion de se faire vacciner et qui est peu à risque. Ensuite parce que le reste du public est vacciné et donc protégé."


Yves Van Laethem a également abordé le sujet des variants. Si la majorité des contaminations liées aux variants se stabilise dans des proportions basses, ce n'est pas le cas du Delta (Indien). "Il s'agit d'une augmentation lente mais sûre. Le variant delta représente désormais 23% des nouvelles contaminations, contre 16% la semaine dernière" a-t-il indiqué. "En chiffres absolus, cela reste peu important. Mais les chiffres du variant Delta augmentent tout de même..."

Ce variant est d'ailleurs le seul qui connait cette progression. Ce n'est en effet pas le cas du variant anglais. "En effet, s'il est toujours dominant avec 63% des contaminations, le variant Alpha a perdu du terrain. Car il était à 71% la semaine dernière", poursuit l'expert.

Au rayon des bonnes nouvelles, les chiffres en réanimation sont aussi en chute libre. "Il y a actuellement 147 patients en soins intensifs. Ce qui signifie une baisse de 29% par rapport à la semaine précédente. Si cette baisse se poursuit, nous plongerons sous la limite symbolique des 100 patients en soins intensifs d'ici le 10 juillet." Tout comme les décès dans les maisons de repos. "La situation y est très favorable. Un seul décès d'un résident d'une maison de repos a été enregistré dans tout le pays la semaine dernière."


Ensuite, Sabine Tordeur a pris la parole. Elle a une nouvelle fois loué la campagne vaccinale en Belgique. "Nous rentrons dans la dernière ligne droite", a-t-elle expliqué. "Plus de 3 adultes sur 4 sont partiellement vaccinés et plus de 4 sur 10 le sont complètement. Cela place notre pays dans le top 10 mondial des pays ayant le taux de vaccination le plus élevé au monde. Soyons fiers de cela car c'est le résultat d'un effort commun."

Pour conclure, les journalistes ont pu poser des questions. La grande interrogation concernait la crainte liée à l'Euro et les liesses populaires que vivent les supporters des Diables. Ces scènes sont-elles inquiétantes? "Il est clair que le variant Delta fait son petit bout de chemin un peu partout en Europe", a admis Yves Van Laethem. "L'Euro est un grand événement. Et plus un événement est populaire, plus le risque de contaminations augmente. D'autant plus qu'il a lieu sur plusieurs semaines et induit beaucoup de voyages. L'impact réel de l'Euro est encore très difficile à définir. Mais il ne sera certainement pas nul."


Surtout, il a demandé à la population de ne pas trop relâcher les efforts. "Il n'y a pas que l'Euro qui augmente les risques de contaminations. À côté de cela, il existe encore plein d'autres raisons comme les fêtes à domicile ou autre. Si on ne respecte pas les règles d'or, cela comportera un risque. Supportons donc nos Diables rouges mais faisons-le de manière responsable" a-t-il conclu. 

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