Les chiffres de l'épidémie de coronavirus, pourtant en baisse constante depuis environ un mois en Belgique,  tendent à la stagnation ces derniers jours . Un phénomène qui inquiète le virologue flamand Marc Van Ranst.

Lors d'un entretien chez nos confrères de HLN Live, l'expert est revenu sur la hausse des admissions à l'hôpital observée ce mardi. "Il y a trop de nouveaux cas qui se retrouvent ensuite à l’hôpital et aux soins intensifs. Cette épidémie est loin d’être terminée", a mis en garde le virologue.

Ce que Marc Van Ranst veut à tout prix éviter, c'est que les chiffres ne diminuent plus du tout dans les prochains jours et qu'on atteigne un véritable plateau. "Les Pays-Bas sont sur un plateau depuis près d'un mois, avec environ 5.000 à 6.000 nouveaux cas par jour. Nous voulons éviter de rester sur un plateau aussi élevé, car c'est très fatigant, surtout pour les soins de santé", a-t-il détaillé.

"Le relâchement n'est certainement pas la solution"

Pour expliquer la stagnation actuelle, l'expert flamand pointe du doigt le laxisme de certains par rapport aux règles sanitaires. "Certaines personnes ne prennent pas la chose au sérieux", déplore-t-il. Avec les vacances de Noël et les fêtes de fin d'année qui approchent, la situation risque de ne pas s'améliorer. Raison pour laquelle Marc Van Ranst exclut tout assouplissement des règles: "Le relâchement n’est certainement pas la solution. L'épidémie est encore trop importante, et cela nous ferait entrer dans une troisième vague en un rien de temps".

Enfin, le virologue a également abordé la campagne de vaccination qui débutera le 5 janvier en Belgique et qui s'annonce selon lui compliquée: "C'est toujours un travail difficile. Si on avait eu le luxe de vacciner presque tout le monde en une fois, cela aurait été plus facile", concède l'expert. "Mais ce ne sera pas le cas. Il va falloir choisir, et choisir, c'est renoncer. Car à chaque fois que l'on fait un choix, il y a des gens qui tomberont du bateau', a conclu Marc Van Ranst.