Belgique

L'État islamique (EI) a une nouvelle fois menacé, mercredi soir, huit pays, dont la Belgique, rapportent plusieurs médias. 

Le message a été diffusé via les canaux de l'organisation terroriste et semblent donc "authentiques" selon Pieter Van Ostaeyen, expert belge spécialisé dans le djihad international. Il est toutefois difficile d'estimer si la menace doit être prise au sérieux. L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) mène l'enquête. Le message, rédigé dans un mauvais anglais, conseille aux musulmans de rester à l'écart des lieux publics comme les marchés, les rues et les parkings parce que "les soldats du califat s'y feront exploser, y écraseront des gens et leur trancheront la gorge". Il s'adresse aux musulmans vivant dans huit pays: la Belgique, les Etats-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et l'Italie.

Le fait que le message soit rédigé dans un anglais "pitoyable" frappe Pieter Van Ostaeyen. "La qualité de leur communication (à l'EI, ndlr) se détériore. Ceux qui avaient une bonne plume sont peut-être partis ou sont morts", souligne l'expert en terrorisme. Le message a été relayé par le canal officiel de l'EI et semble donc authentique, ajoute-t-il.

La deuxième partie du message est rédigée dans un anglais nettement meilleur et est, selon M. Van Ostaeyen, une vieille menace d'Abu Mohammed al-Adnani, l'ancien porte-parole de l'EI qui aurait été tué l'an dernier.

Il est très difficile d'estimer si la menace doit être prise au sérieux. L'Ocam enquête. "Ce n'est pas la première fois qu'un tel message de menace est diffusé. L'Ocam examine cela à chaque fois. Pour l'instant, le niveau de menace reste à trois", a indiqué le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon.