35 % des Flamands et des Wallons ont reçu leur première dose, pour 27 % des Bruxellois. Ces chiffres globaux cachent toutefois des disparités régionales. La proportion de 85 ans et plus atteint 93 % en Flandre, mais seulement 77 % en Wallonie et 73 % à Bruxelles ; pour les 75-84 ans, ce taux atteint 96 % en Flandre, 83 % en Wallonie et seulement 73 % à Bruxelles ; pour les 65-74 ans, on en est à 87 % en Flandre, 77 % en Wallonie et 73 % à Bruxelles. Un Wallon de plus de 65 ans sur 6 devrait encore se faire vacciner pour atteindre un taux de vaccination de 100 % dans cette population. "Ils devraient vraiment le faire dans leur propre intérêt, plaide Yvon Englert, commissaire corona wallon. Personnellement, j’ai reçu ma première dose. C’est tellement évident que l’intérêt individuel de se faire vacciner est colossal… Je reste surpris de l’hésitation vaccinale, même si je la respecte. Le vaccin, ce n’est pas seulement pour sauver des vies, c’est aussi pour retrouver une vie relationnelle qui nous manque." Il ne nie pas les différences entre régions mais nuance. "Par rapport aux Flamands, dans les personnes âgées, on a encore une marge de rattrapage mais on progresse bien. On sait que l’hésitation vaccinale est plus importante côté francophone. Et la réponse à la convocation est plus lente chez nous tandis que les Flamands avancent de manière plus compacte. Nous, six semaines après les convocations, nous avons encore des gens qui s’inscrivent. On va aller le plus loin possible. Mais comme la stratégie de vaccination est différente, la comparaison à un moment donnée n’est pas représentative de la situation."

Le commissaire Covid wallon se veut optimiste. "Pour juin, tous ceux qui le souhaitent auront reçu une première dose de vaccin, au moins. Pour avoir tout fini et administré la seconde dose pour tous, le mois de juillet est un horizon tout à fait réaliste, si les promesses de livraison de vaccins sont tenues."