Le jeune de 18 ans qui s'était rendu armé d'un pistolet airsoft jeudi dans la haute école Vives à Courtrai a été libéré sous conditions, a indiqué la section courtraisienne du parquet de Flandre occidentale. Une chasse à l'homme avait été lancée pour mettre la main sur le jeune homme qui se baladait sur le campus de la haute école. Samedi, un juge d'instruction avait décidé de le placer sous mandat d'arrêt, mais bon nombre de personnes pensaient alors que la place de ce jeune homme mentalement perturbé n'était pas en prison.

La chambre du conseil a décidé mardi de libérer le suspect, à condition notamment d'être pris en charge dans un hôpital psychiatrique, à titre résidentiel. Le jeune homme souffre de problèmes psychiques depuis un certain temps. Ses parents avaient déjà essayé de solliciter une assistance psychologique pour leur fils, mais sans être entendus. Sa mère avait ainsi indiqué à Radio 2 qu'elle avait tenté de faire prendre son fils en charge via les urgences d'un hôpital. Elle craignait que la situation ne dégénère.

"Nous voyons cela souvent", a commenté un membre de l'Association flamande des psychologues cliniques (Vlaamse Vereniging van Klinische Psychologen). "C'est la conséquence d'un manque de capacité et de longues listes d'attente en santé mentale."