Selon Yves Coppieters, il sera impossible d'atteindre une immunité de 70% dans la population en se basant uniquement sur la vaccination. " On sait qu’on ne va pas arriver à cette immunité collective, mais à une immunité partielle" , explique-t-il, confirmant un problème que nous évoquions déjà au début du mois .

" Dans certains groupes, comme les plus de 65 ans, on va atteindre l’immunité voulue. On y est déjà, d’ailleurs", souligne Yves Coppieters, ajoutant qu'il en était tout autre pour les jeunes et les enfants. " On aboutira à une immunité partielle. C’est pour cela que la stratégie basée sur la vaccination ne sera pas possible ".

Changer de stratégie

Alors, que faire ? Selon l'épidémiologiste, l'immunité - même partielle - change la donne. " Pas tellement sur la circulation du virus, mais sur la pression hospitalière, qui va diminuer fortement ", précise-t-il. A l'avenir, il y aurait donc beaucoup moins de personnes atteintes d'une forme grave du coronavirus, et surtout moins de décès. " Même s’il y en aura toujours ".

Yves Coppieters assure qu'éradiquer le virus est impossible et prône pour un changement de stratégie. " Nous ne sommes pas seuls, sur une île. Il va continuer à circuler à l’échelle de la planète. Tous les pays qui visaient une stratégie zéro Covid ont compris qu’ils ne l’atteindraient pas. Mais on va limiter la circulation ", explique-t-il. " On est dans le bon" , conclut-il, optimiste, avant d'insister sur l'importance d'accompagner cette immunité partielle par le testing, le suivi des contacts et la prise en charge des malades.