"Si nous n'agissons pas très vite, nous aurons bientôt des rayons de magasins vides ou des entreprises qui devront fermer", pointent les députés Tom Ongena et Tania De Jonge.

Pour faire face à cette situation, les libéraux flamands demandent un assouplissement temporaire du déploiement des flexi-jobs, un système qui permet aux travailleurs et aux retraités de ne pas payer de cotisations sociales et d'impôts sur leurs revenus. L'Open Vld entend autoriser ce type d'emploi jusqu'au 30 juin dans tous les secteurs - et pas seulement dans la restauration, la vente au détail et les salons de beauté et de coiffure. Il demande en outre une levée temporaire de la condition d'emploi à 4/5e pour les salariés qui souhaitent rejoindre le système.

Le parti plaide également pour que les heures travaillées par les étudiants au cours du dernier trimestre de cette année et du premier trimestre de l'année prochaine ne soient pas comptabilisées dans le nombre annuel maximum d'heures de travail étudiant bénéficiant de charges sociales réduites.

Enfin, les chômeurs temporaires devraient avoir la possibilité de prêter main forte à un autre employeur, tout en conservant 25 % de leur allocation de chômage, estime l'Open VLD qui appelle le VDAB, le bureau flamand de l'emploi, à responsabiliser davantage les demandeurs d'emploi face aux nombreux postes vacants. "La pénurie actuelle de personnel est une opportunité pour les demandeurs d'emploi. Il y a le feu au marché du travail: ils n'ont plus d'excuse pour refuser une offre d'emploi", concluent les deux députés libéraux.