Les nationalistes attaquent, notamment via Ben Weyts. Et ce n’est qu’un début…

La dernière salve vient du député N-VA Ben Weyts. Ce dernier, surnommé… Ben Laden, voulait obtenir l’avis que le service juridique de la Chambre a remis au formateur Elio Di Rupo (PS) sur les propositions de loi scindant BHV. Il n’en fut rien. “Le P dans le mot Parlement signifie clairement PS et consorts” , s’est alors emporté Ben Weyts, hier, dans De Standaard en faisant référence au président PS de la Chambre, André Flahaut. Celui-ci a fait savoir hier que “la règle est claire pour tout le monde. Pour recevoir l’avis juridique, il faut être le signataire de la proposition de loi. En l’occurrence, il s’agit d’Elio Di Rupo.

Au-delà de la querelle, l’anecdote montre le travail féroce d’opposition entamé par la N-VA depuis que le parti a rejeté la note de base du formateur. Ses cibles ? Presque tout le monde… Les partis francophones et le PS en particulier, mais aussi les autres formations flamandes qui ont accepté de négocier la formation du gouvernement.

La note d’Elio Di Rupo “ne vaut rien pour les Flamands” , dénonçait Ben Weyts – encore lui – il y a peu. Il accusait les autres partis flamands de préférer négocier avec le FDF plutôt qu’avec la N-VA. “Je crains que la volonté d’ en faire encore partie soit plus importante à leurs yeux que de respecter les promesses électorales.”

Dans un autre style, le ministre flamand du Budget, le N-VA Philippe Muyters, mettait récemment la pression sur le CD&V. “Si le gouvernement fédéral demandait à la Flandre de produire un nouvel effort financier, ma réponse serait clairement non” , disait-il, alors que la note du formateur prévoit justement cette contribution. Or le CD&V négocie. Et Kris Peeters, le ministre-président flamand, est un CD&V.

La N-VA tire. Et cela ne fait que commencer.



© La Dernière Heure 2011