"Maintenant que la situation sanitaire le permet, la procédure électorale dans le cadre du processus de renouvellement des instances de l'Organe Représentatif du Culte Musulman en Belgique a pu être lancée", a affirmé le président de l'EMB, Mehmet Ütsün, dans un communiqué.

"Nous espérons que ce renouvellement pourra se poursuivre dans un climat serein. Nous espérons par conséquent qu'aucune autre initiative polarisante et déstabilisante ne sera prise du côté politique", a-t-il ajouté.

Selon M. Ütsün, "à l'instar des autres cultes reconnus dans notre pays, le culte musulman et son organe représentatif ont le droit de revendiquer le principe fondamental de la séparation de l'Eglise et de l'Etat".

"Ce droit est inscrit dans la constitution belge et doit être garanti indépendamment des caprices politiques du moment", a-t-il poursuivi.

Le président de l'EMB précise que cet organe "a appelé toutes les mosquées" de Belgique à participer et "espère que cet appel sera suivi massivement dans l'intérêt de la communauté musulmane de Belgique".

"Créer des divisions est une vieille recette de ceux qui veulent gouverner", ajoute-t-il, sans citer aucun nom.

"Nous espérons que nos concitoyens musulmans ou non, se rendront compte que la division ne favorise pas le lien social qui est si important à notre époque et dans notre société diversifiée", conclut le communiqué de l'EMB.

M. Van Quickenborne a annoncé le 18 février dernier le début de la procédure de retrait de reconnaissance de l'Exécutif des musulmans, après avoir bloqué à la fin de l'an dernier une subvention de fonctionnement de 600.000 euros à destination de l'EMB, une décision motivée notamment par l'influence persistante du Maroc et de la Turquie sur cet organe.