En moyenne, du 8 au 14 novembre, il y a eu 4.804 contaminations quotidiennes soit une baisse de 39% par rapport aux 7 jours précédents, selon les derniers chiffres de l'Institut de santé publique Sciensano publiés mercredi.

Le nombre d'admissions à l'hôpital pour cause de Covid-19 continue de diminuer, de -24%, et s'établit désormais à 405,7 par jour en moyenne (entre le 11 novembre et le 17 novembre).

Yves van Laethem a pris la parole. "Pour la première fois depuis des semaines tous les indicateurs sont en baisse", se réjouit le porte-parole. Les contaminations, les hospitalisations et le nombre de décès diminuent.

"La Belgique occupe la quatorzième place en Europe en ce qui concerne le nombre de contaminations". Dans d'autres pays européens les infections augmentent encore légèrement, en revanche en Belgique beaucoup de patients restent hospitalisés. "Ce qui est logique puisque nous avons été parmi les premiers à avoir une deuxième vague importante", explique Yves van Laethem.

Les ralentissements sont observés dans toutes les provinces et toutes les tranches d'âges. Toutefois, il y a un certain ralentissement dans la baisse des nouvelles infections. En Flandre orientale, en Brabant-wallon et dans le Limbourg, les chiffres sont en stagnation. "Un signal qu'il faut suivre dans les jours qui viennent", précise l'expert.

"Ce n'est pas lié à la réouverture des écoles, elle vient de se produire il est donc trop tôt pour qu'elle ait un impact, ni au changement de politique de testing puisqu'il aura lieu à partir de la semaine prochaine", prévient Yves van Laethem.

Si les infections diminuent dans toutes les catégories d'âges, c'est moins prononcé chez les personnes de plus de 70 ans. La moitié des cas ont lieu chez les personnes entre 30 et 60 ans.


Concernant les hospitalisations, elles ont diminué dans toutes les provinces, hormis une légère hausse dans la province du Limbourg. Au niveau des patients en soins intensifs, "nous avons enfin une nette diminution", annonce Yves van Laethem soulagé.

Pour la première fois, le nombre de décès diminue également. Il y a en moyenne 185 décès par jour, ce qui est 5% de moins que la semaine précédente.

Nouvelle politique de testing

Le porte-parole interfédéral est ensuite revenu sur la nouvelle politique de testing qui entre en vigueur ce 23 novembre. Les patients asymptomatiques pourront de nouveau être testés. Il s'agit des cas contact et des personnes revenant d'une zone rouge, précise-t-il, avant d'expliquer la procédure à suivre et la nouvelle règle de quarantaine. 

Bien que les voyages dans les zones rouges sont toujours fortement déconseillés. Si vous revenez d'une telle zone et que vous avez rempli honnêtement le formulaire, un code par sms vous sera envoyé, qui vous permettra d'effectuer et de recevoir les résultats du test. Avec ce code, il est désormais possible de prendre directement rendez-vous dans les centres de test, sans passer par le médecin traitant, via le site Masanté.be.


Pour les personnes asymptomatiques, elles devront effectuer un test au septième jour après le dernier contact à haut risque, et non plus au cinquième jour comme il était recommandé avant. Le porte-parole a expliqué la raison : il s'agit de garantir l'exactitude du résultat donné. "Le septième jour correspond actuellement à la littérature internationale concernant la meilleure chance d'identifier un portage du virus". "Nous avons voulu prendre un maximum de précautions, en ayant l'avantage du test mais en diminuant le risque d'être faux négatif", explique Yves van Laethem.

Le test est simplement une aide pour sortir de quarantaine plus rapidement "mais ne remplace en aucun cas la quarantaine", avertit Yves van Laethem. Lorsque l'on est positif, un isolement strict doit toujours être maintenu et les déplacements doivent être limités au maximum. "Si on est dans une colocation, on vous demande de faire attention et de ne pas aller faire vos courses et de limiter vos sorties aux nécessités médicales", déclare le porte-parole. L'isolement dure minimum sept jours à partir de l'apparition des symptômes, et il faut que votre état se soit amélioré depuis trois jours. 


En cas d'absence de symptômes, la durée théorique de la quarantaine reste de 10 jours, "auquel on ajoute quatre jours de précautions supplémentaires" lors desquels on applique particulièrement des règles de distanciations sociales et les gestes barrières.

Le porte-parole prévient toutefois : avec cette nouvelle stratégie de testing on s'attend à voir les chiffres des contaminations augmenter d'environ 10% par rapport aux chiffres actuels. "Cette stratégie reste fondamentale pour briser la chaîne de transmission du virus et espérer ainsi briser les mesures de confinement en place".


Les soins intensifs restent chargés

En réponse à une question d'une journaliste, Yves van Laethem a explicité la situation dans les hôpitaux. Certaines unités Covid sont en train d'être fermées, au niveau des soins généraux seulement, notamment dans les provinces les plus touchées de Liège ou Bruxelles, puisque les nouvelles infections sont en baisse.

Au niveau des soins intensifs, il existe trois catégories de patients : ceux certains en surveillance sans assistance respiratoire, ceux en ventilation artificielle et ceux qui bénéficient d'une technique de remplacement du fonctionnement cardio-pulmonaire.


Le nombre de patients qui diminue se trouvent dans la catégorie des personnes "en surveillance". Il y a par contre un plateau au niveau des personnes qui sont entubées et ventilées et il y a même une petite augmentation dans les personnes qui bénéficient des machines cœur-poumons, détaille le porte-parole." 71% des patients en soins intensifs disposent de cette technique de ventilation artificielle, alors que l'on était à moins de 60% il y a 10 ou 15 jours".

"C'est logique car il s'agit des patients les plus malades, leur séjour hospitalier est donc le plus long", explique Yves van Laethem. "Ainsi la charge de travail pour le personnel hospitalier reste lourde, dans les soins intensif, prévient-il.