Aux États-Unis, de nombreux diplomates résidant et travaillant dans le pays ont déjà été vaccinés. Mais ceux qui exercent leur fonction dans l'ambassade d'un autre pays par exemple, ne le sont parfois pas encore. De quoi créer quelques tensions, car ces derniers s'estiment désavantagés. C'est pourquoi les membres américains de l'ambassade des États-Unis en Belgique ont demandé au gouvernement belge s'ils pouvaient recevoir leur vaccin prioritairement. Ce que nos autorités ont refusé, révèle Bruzz.

"En général, nous ne donnons pas la priorité aux entreprises ou à certains groupes", s'est justifié Gudrun Briat, porte-parole de la Task Force Vaccination, auprès du média bruxellois. En effet, les personnes prioritaires à la vaccination en Belgique sont avant tout les membres du personnel soignant en Belgique, puis viendra le tour des personnes de plus de 65 ans et de celles qui présentent des risques de comorbidités. Les employés de l'ambassade américaine en Belgique, qu'ils soient des locaux (des Belges) ou des Américains, se feront donc vacciner une fois leur tour venu.

Les États-Unis ont, selon les médias américains, contactés plusieurs pays pour que ceux-ci vaccinent prioritairement leur personnel travaillant dans les ambassades. Plusieurs diplomates en ont d'ailleurs fait la demande eux-mêmes. Contrairement à la Belgique, plus d'une dizaine d'États ont accepté la demande des Américains. Pour ceux qui n'ont pas eu "cette chance", le sécrétaire d'État Antony Blinken a affirmé que des vaccins seraient livrés le plus vite possibles dans les ambassades américaines du monde entier.