"L'État a agi en violation des droits fondamentaux d'un bout à l'autre de cette affaire", selon la Ligue, qui déplore "le manque de considération du gouvernement de l'époque pour les droits fondamentaux et la séparation des pouvoirs."

"Nous espérons que cet arrêt constituera un message fort vers le nouveau secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration (le CD&V Sammy Mahdi, NDLR). Il est urgent que la politique migratoire ne soit plus celle du retour à tout prix. Parce que le droit de demander l'asile doit être respecté, partout, tout le temps", souligne la Ligue.

La LDH avait introduit une action devant le tribunal de première instance de Liège face au scandale de la collaboration entre la Belgique et le Soudan. Cette juridiction avait alors interdit les rapatriements vers le Soudan, mais la décision été réformée en appel au motif que la LDH n'avait pas d'intérêt à agir au nom des personnes soudanaises. La Ligue était ensuite intervenue devant la Cour européenne des droits de l'Homme dans l'affaire qui a été tranchée ce mardi.