Le variant britannique ne cesse d'inquiéter les scientifiques. Même si la situation se stabilise en Belgique avec une moyenne des contaminations qui repart à la baisse, les professionnels de la santé prônent une prudence accrue face à ce nouvel ennemi. Plus contagieuse, la variante britannique se répand rapidement dans notre pays. Sa présence a déjà entraîné la fermeture de trois écoles et l' éclosion de nouveaux foyers . Yves Van Laethem confiait, ce lundi, à La DH que la nouvelle souche circulait déjà trop en Belgique . "Contrer un variant qui s'adapte mieux que le précédent, c'est impossible, il faut s'attendre à ce que ce nouveau variant prenne la place de l'autre", nous expliquait-il. De son côté, Dirk Devroey, professeur de médecine générale (VUB), tirait également la sonnette d'alarme, parlant d'une véritable bombe à retardement pour le plat-pays. Ce mardi 19 janvier, Pierre Van Damme est allé plus loin encore. Selon l'épidémiologiste de l'UAntwerpen, il faut considérer que la Belgique fait face à une seconde épidémie. "Nous avons maintenant deux épidémies, il est temps de se réveiller", a-t-il insisté auprès de nos confrères de Het Gazet Van Antwerpen

Faut-il dès lors envisager de prendre des mesures supplémentaires ? L'expert n'en est pas convaincu. En effet, Pierre Van Damme a estimé que les règles actuelles pouvaient suffire, mais qu'elles devaient être davantage respectées par la population. "Le vrai problème est là", a-t-il ajouté. 

Un lockdown aurait dû être acté en décembre

Le professionnel de la santé a cependant exprimé son souhait de voir les voyages non-essentiels interdits pendant une certaine période "pour donner une chance à la vaccination". "Nous devons davantage contrôler, obliger à se faire tester et réfléchir à la marche à suivre pour les vacances de carnaval", a continué l'expert. 

Comme Dirk Devroey, Pierre Van Damme a tout de même regretté que l'on n'ait pas réagi plus tôt face à l'arrivée du nouveau variant britannique, postulant qu'une prise en main précoce aurait permis d'écarter immédiatement tout risque de catastrophe. "Nous aurions dû confiner la Belgique plus tôt, nous aurions pu opter pour un lockdown en décembre", a-t-il conclu dans une interview à Het Gazet Van Antwerpen faisant écho aux propos du professeur de médecine générale de la VUB . "Nous sommes actuellement dans une situation semblable à un seau sur le point de déborder, encore quelques gouttes et c'est trop tard."