La Belgique va faire parvenir à court terme une nouvelle livraison de matériel militaire à l’Ukraine. Le gouvernement fédéral, réuni vendredi matin en Conseil des ministres, a pris la décision d’acheter pour 11 millions d’euros d’équipement militaire et de protection neuf, à envoyer sur le terrain ukrainien.

Il s’agit de matériel de protection balistique (des gilets pare-balles), des moyens de vision nocturne, de l’armement léger et des munitions. 

L’achat se fera auprès de trois entreprises belges qui avaient préalablement été sollicitées pour conserver des stocks à disposition en attendant la décision du Conseil des ministres. Les entreprises concernées sont la FN Herstal pour les armes et les munitions (pour un montant d’environ 7,5 millions), Sioen pour les gilets pare-balles, et OIP (Optronic Instruments and products) pour les lunettes de vision.

La Belgique va solliciter le fonds européen

Dans les premiers jours de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement avait déjà validé un premier envoi de matériel militaire, en allant piocher dans les réserves de la Défense. Il était question de fusils automatiques, de munitions, de carburant ou encore d’armes antichars, portant sur un montant de 31,6 millions d’euros. 

À la suite de cela, le Conseil des ministres a pris une seconde décision, vendredi matin, visant à permettre à la Défense de réapprovisionner ses stocks. Le marché qui sera lancé portera sur près de 20 millions d’euros d’armes et munitions.

La Belgique va à présent introduire un dossier auprès de l’Union européenne afin de récupérer les montants débloqués pour l’aide militaire à l’Ukraine. Un fonds européen de 500 millions d’euros avait été constitué à cet effet.

“On est dans une situation, aujourd’hui, où l’on sent malheureusement que le conflit va encore se poursuivre pendant des semaines ou des mois, a commenté la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), à l’issue du Conseil des ministres. On a encore reçu une demande ukrainienne, formulée lors de la réunion de l’Otan de mercredi, pour avoir du matériel militaire supplémentaire. C’est dans ce cadre-là qu’on apporte un appui complémentaire. On reste sur notre logique de pouvoir fournir toute l’aide possible à l’Ukraine, non seulement militaire, mais aussi dans d’autres domaines, comme l’accueil des réfugiés.”