Belgique

La Belgique a bénéficié de l'aura de son nouveau statut de membre du conseil de sécurité de l'Onu lors de la Conférence sur la Sécurité de Munich, à laquelle assistait vendredi le ministre des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders. La matinée a largement été consacrée à la lutte contre le terrorisme et plus principalement la situation en Syrie. Après une réunion des ministres de la Défense de la coalition anti-EI et des rencontres bilatérales avec les ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et turc de la Défense M. Akar, les rencontres se sont succédées à l'agenda de M. Reynders. Planifiées pour certaines, plus impromptues pour d'autres, parfois au détour d'un couloir ou au bas d'un escalier.

Le rendez-vous diplomatique annuel a l'avantage de proposer "des approches différentes". "Tout le monde se parle ici, parfois à bâtons rompus", confie un diplomate. Le vice-Premier ministre belge n'aura d'ailleurs pas manqué de sollicitations. "On joue souvent un rôle d'interlocuteur. Le pays n'est pas perçu comme ayant un agenda national, on est vraiment là pour construire des ponts" entre différentes parties, selon M. Reynders. Et le siège non-permanent que la Belgique occupe depuis le 1er janvier au Conseil de Sécurité de l'Onu ne fait que renforcer cette image de partenaire à "l'écoute attentive", a estimé le ministre en fin de journée.

Entre deux discussions, celui-ci a également assisté à une table ronde organisée par l'organisation Save the Children. Alors que, d'après le dernier rapport de l'ONG, 420 millions d'enfants sont touchés par des conflits dans le monde, "l'ampleur du problème n'est pas vraiment perçue dans son intégralité", estime le ministre. Cette problématique "est une priorité de la Belgique" à l'Onu, a-t-il rappelé. "Notre objectif est que cette dimension des conflits soit systématiquement intégrée dans tous les débats."