Michel III devrait pouvoir avancer sur certains dossiers avec le Parlement.

Le Roi rencontrera encore Peter Mertens, président du PTB ce vendredi, après avoir parlé avec les leaders de partis, à l’exception du Vlaams Belang, du Parti Populaire, et des députés indépendants Vuye et Wouters. Cela apparaît de plus en plus probable : le souverain devrait accepter la démission de Charles Michel.

La piste d’élections anticipées s’est refroidie fortement. La quasi-intégralité des partis qui forment la Chambre est contre à l’exception de la N-VA, du Vlaams Belang ou du PP.

C’est qu’au-delà du risque électoral qu’elles représentent pour les partis classiques, elles impacteraient leurs finances : lors des élections de 2014, ils avaient dépensé 10 millions € au total. Or, séparer la campagne en deux séquences l’allongerait considérablemen.

Le Roi devrait donc annoncer ce vendredi qu’il accepte la démission de Charles Michel et que la Chambre n’est pas dissoute. L’orange-bleue poursuivrait ainsi en affaires courantes jusqu’à la mi-avril, avant de se dissoudre 40 jours avant les élections.

Le gouvernement minoritaire continuerait à faire avancer certains dossiers via des accords ponctuels avec les partenaires de majorité.

"Il faudra tout de même pour cela que les esprits s’apaisent. Ce mercredi, lors de la conférence des présidents de partis, l’ambiance était détestable", nous glisse une source socialiste.

Le CDH n’a pas fait mystère de sa volonté de se monter constructif. Au PS, on n’exclut pas cette proposition, notamment pour voter l’enveloppe bien-être, qui contient notamment une hausse des minima sociaux.

De son côté, la N-VA veut faire atterrir au plus vite la dégressivité des allocations de chômage.

Le chef de groupe Groen, Kristof Calvo, aurait préféré que le Premier ministre ne démissionne pas et laisse passer les 48 heures prévues pour approfondir les propositions émises pour sa "coalition des bonnes volontés" : "J’espère que le discours de Charles Michel, ce mardi à la Chambre, était sincère. Si c’est le cas, il y aura des possibilités dans les semaines qui viennent de travailler ensemble et de faire bouger les lignes du Parlement. Michel III semble mieux que Michel I et II."