Belgique

Des représentants de 14 pays européens sont réunis à Bruxelles cette semaine pour échanger conseils et expériences sur la radicalisation en prison. Selon le ministre de la Justice, Koen Geens, la Belgique fait figure de précurseur en matière de formations sur la reconnaissance des détenus radicalisés. 

Des directeurs de prison et décideurs politiques membres d'EuroPris (l'Organisation européenne indépendante des services pénitentiaires et correctionnels) prendront part ces jeudi et vendredi à un atelier dédié à la reconnaissance de détenus radicalisés.

En Belgique, la problématique s'est accentuée après les attentats du 22 mars 2016. "Ces trois dernières années, le travail s'est accéléré, ne fût-ce que parce que les détenus seront un jour libérés", souligne le cabinet du ministre dans un communiqué.

"Nous mettons tout en œuvre au sein des prisons afin de détecter les signes de radicalisation. Ce sujet est d'office abordé dans la formation de base dispensée aux nouveaux agents. Et les agents déjà actifs au sein des prisons peuvent se former via un module d'apprentissage en ligne afin de s'armer correctement contre la radicalisation", commente Koen Geens.

Dans l'intervalle, 456 agents pénitentiaires ont suivi la formation sur la radicalisation, tandis que 70 autres, employés au sein de sections spécialisées, ont assisté à des cours plus approfondis.

Le module d'apprentissage en ligne est, lui, proposé à l'ensemble des agents. Il permet de détecter les signes de radicalisation liés aux convictions religieuses extrémistes ainsi qu'aux idées d'extrême droite et d'extrême gauche. Développé grâce à des fonds européens, il a été mis en oeuvre en premier lieu en Belgique.