A partir du 8 mai, la bulle des contacts rapprochés - qui permet actuellement à chaque Belge de rencontrer une personne en dehors de son foyer sans le respect des gestes barrières - sera élargie. Le nombre de contacts proches autorisés en intérieur passera ainsi de 1 à 2, comme l'a décidé le Comité de concertation ce mercredi 14 avril.

Mais cet assouplissement ne représentera pas de réel changement pour la majorité des Belges. En effet, à en croire les chiffres du dernier rapport du GEMS, rares sont les citoyens qui respectent encore cette bulle de 1. 
Les Wallons auraient presque 5 contacts rapprochés (4,8), au lieu du seul contact autorisé. Au nord du pays, la tendance est un peu plus basse mais reste toujours bien au-delà du seuil admis: les Flamands ont en moyenne près de 4 contacts rapprochés (3,7).

Un chiffre sous-estimé?

Toutefois, il faut noter que ce chiffre est une moyenne, et que les personnes qui ont répondu à ce baromètre de motivation ne constituent pas un échantillon représentatif de la population. En effet, 69% des sondés sont des femmes, et davantage de personnes âgées ont également participé à l'enquête. Ce qui pourrait entraîner une véritable sous-estimation de ce nombre de contacts:  " Nous savons que les personnes plus âgées et les femmes sont plus motivées et suivent mieux les mesures pendant toute la durée de la crise", explique le psychologue et membre du GEMS Maarten Vansteenkiste à nos confrères de HLN. 

Néanmoins, l'expert souligne une tendance positive: près de 4 répondants sur 10 affirment toujours respecter cette bulle de 1. "Il est important de le mentionner, car on entend parfois des personnes qui pensent qu'elles sont les seules à s'y tenir. Ce n'est certainement pas le cas et heureusement!", se réjouit l'expert. 

A noter que plusieurs experts se sont inquiétés de l'élargissement de cette bulle, qui, selon eux, pourrait avoir un véritable impact sur le nombre de contaminations et entraîner une nouvelle flambée de l'épidémie.