Les experts officiels de la santé l'annonçaient fièrement ce mercredi : ils sont parvenus à convaincre les politiques de ne pas toucher à la fameuse bulle de 5 lors d'une réunion préparatoire au Conseil national de sécurité de ce jeudi. Entre-temps, les relations se sont tendues entre virologues et politiques. Les libéraux Georges-Louis Bouchez (président du MR) et Pierre-Yves Jeholet (ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles) ont assez peu goûté ces nouvelles sorties médiatiques de Van Ranst and co. et ils l'ont fait savoir sur les réseaux sociaux, rappelant au passage que les décisions se prennent au CNS et qu'elles reviennent aux seuls politiques.

Ces derniers allaient-ils revenir sur leur accord et faire éclater la bulle ? A son arrivée au CNS, le ministre des Indépendant Denis Ducarme (lui aussi libéral) signalait que "rien n'est tranché". "Le débat va se faire. On a des questions. La discussion se fait: est-ce que la bulle doit rester à 5, est-ce qu'elle doit devenir hebdomadaire, bimensuelle ou rester comme ça ?", énumérait-il, laissant bien entendre que la décision restait en suspens.

Comme la DH le révélait dès mercredi, il a finalement été acté que cette tant décriée bulle de 5 (que seule la Belgique impose à sa population) sera maintenue. "A partir du 1er septembre, et pour une durée d'un mois, la bulle sociale restera d'application", a souligné Sophie Wilmès, qui a tenu à rappeler les principes de base de cette fameuse bulle. "Chacun d'entre nous peut voir sa famille, ses amis, sans jamais dépasser 10 personnes en même temps, mais toujours en respectant les distance de sécurité quand ces personnes ne font pas partie du foyer. Nous savons qu'il est difficile de respecter en permanence la distance de sécurité, car on a envie de s'embrasser, de se prendre dans les bras. C'est ici qu'intervient la bulle de 5. Ce sont cinq personnes avec qui votre foyer pourra faire entorse à la règle de la distance de sécurité."

"Il faut réfléchir à une autre façon de voir les gens", a-t-elle encore ajouté. "Moi aussi, qui suis quelqu’un de très tactile, j’en souffre mais nous devons nous adapter", avouant qu'il s'agissait d'une mesure "compliquée et difficile à accepter".

La Première ministre a aussi annoncé que les réceptions après les funérailles pourront désormais accueillir 50 proches. Il faudra toutefois respecter les mêmes règles que pour l'Horeca.