Plus de 30 heures de débats auront été consacrés à ce premier budget en bonne et due forme depuis la chute du gouvernement Michel en décembre 2018. Sans surprise, le vote s'est déroulé majorité contre opposition. Le budget est toujours marqué par la crise sanitaire. Il prévoit un effort d'assainissement de 0,2% du PIB mais aussi de nouvelles politiques à concurrence d'1,9 milliard d'euros, dont 757 millions pour des moyens additionnels (augmentation de la provision corona, renforcement de la justice et de la police fédérale, tarif social de l'électricité, etc.), 454 millions pour des mesures fiscales (déductions renforcées, fiscalité des familles) et 711 millions pour des mesures sociales (augmentation des pensions minimum, garantie de revenus aux personnes âgées).

Dans le cadre de la politique de relance, le budget prévoit aussi un Fonds de transformation doté de 500 millions d'euros.

La Chambre a également approuvé la loi-programme qui concrétise les engagements budgétaires.

Un contrôle budgétaire est d'ores et déjà prévu en mars.

Le volet fiscal de la loi-programme contient diverses mesures qui entreront en vigueur au début de l'année prochaine: gel de l'indexation de certaines dépenses fiscales, prolongation du taux de déduction à 25% pour les investissements des entreprises, exonérations pour la garde d'enfant et les aidants-proches, extension de la TVA à 6% pour la démolition de bâtiments et la reconstruction de logements, dispense de précompte professionnel pour la formation des travailleurs et augmentation des accises sur le tabac.

Le projet de loi qui remet sur pied la taxe sur les comptes-titres n'a pas encore été déposé mais la recette attendue -397 millions d'euros- figure déjà dans le budget.

Les députés doivent encore procéder au vote des différents projets et propositions de loi discutées depuis mardi.