Même si les chiffres du coronavirus en Belgique commencent à ralentir, il est encore trop tôt pour espérer assouplir les mesures. Ce vendredi, le comité de concertation ne devrait pas permettre aux citoyens de lever le pied. D'ici à fin décembre, il faudra espérer que l'épidémie perde encore du terrain, afin d'envisager les fêtes de fin d'année plus sereinement. Mais un Noël "normal" semble de toute façon exclu.

Sur Bel RTL jeudi, Georges-Louis Bouchez se voulait optimiste. "On ne fêtera pas Noël via Skype. Il faut être prudent et prendre des décisions sur base des chiffres, mais on peut imaginer fêter Noël à 3 ou à 4 personnes", disait-il.

Confrontée à ces déclarations dans l'émission "De Afspraak" sur la VRT jeudi soir, Elisabeth De Waele ne partage pas les mêmes idées. "Nous avons peur de ce qui nous attend", lance-t-elle d'emblée. "Le personnel soignant fait tout ce qu'il peut pour tous les patients. Mais chaque jour, j'en vois qui tombent malade en raison du Covid-19 et qui doivent s'arrêter", s'inquiète-t-elle, alors que la fatigue se fait de plus en plus ressentir au sein du personnel hospitalier. "Nous ne pouvons tout simplement pas gérer tout ça."

La cheffe des soins intensifs de l'UZ Brussel craint déjà les conséquences de cette seconde vague et les ravages d'une éventuelle troisième. "Après cette vague-ci, il y aura de toute façon une nouvelle vague qui nous tombera dessus: celles des opérations et des consultations reportées. (...) En plus de cela, nous ne pourrons pas gérer une troisième vague du coronavirus."

Quant au scénario évoqué par Bouchez, Elisabeth De Waele est très claire. "Alors nous aurons une vague de Noël aux soins intensifs. Nous ne nous en occuperons pas, nous serons incapables de le faire."