La conférence interministérielle Santé réunie mercredi matin a suivi l'avis favorable du Conseil supérieur de la Santé pour l'ouverture de la vaccination anti-Covid aux 12 à 15 ans, sur base volontaire et moyennant une autorisation parentale, a-t-on appris auprès du cabinet de la ministre wallonne Christie Morreale. Seul le vaccin Pfizer-BioNTech est actuellement reconnu par l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour ce jeune public. Les Régions vont à présent organiser l'information aux parents ou tuteurs légaux ainsi que la prise de rendez-vous.

Le 23 juin dernier, la conférence interministérielle Santé avait déjà autorisé la vaccination des 12-15 ans, mais seulement pour les jeunes présentant des comorbidités.

"C'est intéressant en termes de santé publique qu'un maximum d'adolescents soient eux aussi vaccinés, pour diminuer la circulation du virus. Néanmoins, c'est une sensibilité particulière puisqu'on parle de grands enfants ou d'adolescents. Donc, évidemment, on ne va pas les considérer exactement de la même manière que les adultes. Il faudra nécessairement une autorisation parentale", avait commenté le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron, mercredi matin sur Bel-RTL.

Le ministre flamand de la Santé Wouter Beke a confirmé l'accord. Au nord du pays, les 12-15 ans sont 299.000 et les premières vaccinations seraient accessibles dès le 19 juillet dans les centres de vaccination. Les ados qui ne pourraient répondre positivement au premier courrier d'invitation - par exemple pour cause de vacances - recevraient une deuxième chance fin août ou en septembre.

"Les risques de tomber gravement malade de la Covid-19 sont très faibles pour les 12-15 ans, mais la vaccination de cette tranche d'âge est importante pour augmenter le taux global de vaccination, diminuer la circulation du virus et des variants, et atteindre l'immunité collective", a commenté le ministre CD&V.