La Cour des comptes a décidé d'abandonner l'examen du dossier concernant la gestion du projet ferroviaire Fyra, en raison d'un manque de transparence de la part de la SNCB et de la réticence affichée par cette dernière ainsi que par les autorités néerlandaises lorsqu'il s'agit de communiquer des informations, peut-on lire mercredi dans le quotidien De Morgen.


Dans une lettre adressée au président de la Chambre André Flahaut (PS), le Premier président de la Cour, Philippe Roland, explique que celle-ci est dans l'impossibilité de passer au crible le fiasco du Fyra.

"Etant donné que de nombreux documents concernant le Fyra font l'objet de procédures pénales et civiles, les parties concernées veulent éviter de les rendre publics", écrit M. Roland.

La liste de documents que la Cour ne peut pas consulter librement ou rendre publics est longue: la préparation des contrats d'achats, la signature, les garanties bancaires ou les éléments concernant la mise en service.

"Cette situation a des conséquences sur toutes les parties de l'enquête", ajoute le président qui souligne que la Chambre des Comptes néerlandaise refuse par ailleurs d'échanger des informations.

"Nous n'avons absolument rien à cacher", rétorque le porte-parole de la SNCB, Bart Crols. "Tous les documents se trouvent sur la table, mais doivent rester dans nos bâtiments. Nous devons être prudents en raison de toutes les procédures judiciaires en cours."

Le député fédéral Jef Van den Bergh (CD&V) pense que le problème est plutôt du côté de la Cour, qui n'aurait, selon lui, pas trouvé beaucoup de sens à mener une enquête approfondie sur la débâcle du Fyra.


La Cour des comptes néerlandaise nie avoir fait obstruction au dossier Fyra

La Cour des comptes néerlandaise nie son manque de coopération à l'examen du dossier concernant la gestion du projet ferroviaire Fyra par la Cour des comptes belge. Il s'agit d'un malentendu, selon l'instance néerlandaise. La Cour des comptes belge a décidé d'abandonner l'examen du dossier Fyra, en raison d'un manque de transparence de la part de la SNCB et de la réticence affichée par cette dernière ainsi que par les autorités néerlandaises lorsqu'il s'agit de communiquer des informations, rapporte mercredi le quotidien De Morgen.

Dans une lettre, le Premier président de la Cour des comptes belge explique que celle-ci est dans l'impossibilité de passer au crible le fiasco du Fyra.

La Cour des comptes néerlandaise ne se sent pas visée par ces accusations. La lettre précise seulement que les différents ministères néerlandais éprouvent des difficultés en termes d'échange d'informations, a commenté l'instance.