Belgique De quoi mettre les 5.000 friteries belges à l’honneur.

Ça y est ! La culture du fritkot, si typiquement belge, est enfin reconnue par toutes les entités du pays (Communauté flamande, Fédération Wallonie-bruxelles, Communauté germanophone et Région de Bruxelles-Capitale) en tant que patrimoine immatériel. C’était déjà le cas en Flandre depuis 2014 et en Fédération wallonie-Bruxelles depuis 2016. Cette année, c’était au tour de la Communauté germanophone et de la Région bruxelloise de franchir le pas en inscrivant également les frites à leur patrimoine culturel immatériel. Cette culture est donc désormais r econnue au niveau fédéral . "Chaque Belge a son fritkot préféré et sa sauce favorite. Tous ceux qui visitent notre pays peuvent difficilement faire l’impasse sur un cornet de frites. C’est de l’or qu’on a entre les mains, on doit le chérir et le promouvoir dans le monde ", s’est réjouit Bernard Lefèvre, le président de l’Union nationale des frituristes (Unafri) lors de la cérémonie officielle célébrant ce nouveau statut.

Les ministres des quatre entités ainsi que le prince Laurent s’étaient déplacés. L’occasion pour l’enfant terrible de la famille royale de raconter une "petite anecdote frituresque". "La plus belle expérience que j’ai eue avec des frites s’est passée aux États-Unis. J’ai travaillé dans une entreprise et à l’endroit où on prenait les repas il y avait des frites avec beaucoup de sel. C’était la première fois qu’ils ont vu quelqu’un manger des frites avec de la mayonnaise."

Plusieurs acteurs présents lors de la cérémonie ont évoqué une procédure de classement à l’Unesco mais aucune démarche dans ce sens n’a encore été effectuée.

La Belgique compte près de 5.000 friteries sur son territoire. Elle a produit 4,4 millions de tonnes de pommes de terre transformées l’an dernier et est le premier exportateur mondial de pommes de terres surgelées.