Les recherches dans le bois limbourgeois Dilserbos, à Dilsen-Stockem, dont l'accès était fermé, se sont achevées en ce début d'après-midi, après que l'armée a retrouvé la dernière arme de Conings, une mitrailleuse P90.

Son corps a été découvert ce dimanche dans le Dilserbos après que le maire de Maaseik Johan Tollenaere (Open Vld) ait signalé à la police une odeur âcre de cadavre. Deux véhicules de la police locale de la zone Lanaken-Maasmechelen se trouvaient encore près du bois ce lundi matin, afin de collecter les dernières traces qui pourraient être importantes dans l'enquête. "Nous voulons donc être sûrs qu'aucun objet n'est laissé dans la forêt.", avait fait savoir la police.

Les mesures de sécurité levées dans le Limbourg 

L'enquête, qui a duré plusieurs heures, est désormais terminée depuis 13h. Toutes les mesures de sécurité, qui étaient en vigueur dans le Limbourg, ont été levées, a confirmé le gouverneur du Limbourg, Jos Lantmeeters, lundi : "L'OCAM m'a informé dimanche soir qu'il n'y avait plus de menace imminente. C'est pourquoi toutes les mesures ont été supprimées", a-t-il déclaré dans les médias flamands. "Pour le Centre national de crise, les conditions ne sont plus réunies pour parler de menace. La situation s'est normalisée et le calme est revenu dans le Limbourg", a assuré le gouverneur.

A l'échelle de la Belgique, le niveau de la menace reste à deux, c'est-à-dire le niveau moyen, a indiqué l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (OCAM). Le niveau actuel reste donc toujours à deux. "L'OCAM suit la situation de près", a confirmé un porte-parole de l'OCAM auprès de l'agence Belga. "Sur base des nouveaux éléments disponibles dans l'enquête, il n'y a plus de menace imminente. Le niveau général de la menace en Belgique reste donc toujours au niveau deux, c'est-à-dire le niveau moyen".

Le militaire fugitif avait émis des menaces, notamment envers le virologue Marc Van Ranst, qui avait dû être placé en lieu sûr. Interrogé au sujet du niveau de sécurité concernant ce dernier, l'OCAM n'a pas souhaité entrer dans les détails du dossier. "Les évaluations ponctuelles de la menace dans ce dossier ne sont plus d'application", a-t-elle déclaré. "Les mesures ciblées seront adaptées par le centre de crise