Notre pays peut encore mieux faire

BRUXELLES Bonne nouvelle pour les finances belges. Comme l'ont expliqué le ministre des Finances Didier Reynders et son homologue du Budget Johan Vande Lanotte, l'assainissement des finances publiques est sur la bonne voie. En 2000, l'équilibre budgétaire a pu être atteint. Une première qui n'a connu un précédent qu'en 1950. Depuis, les comptes de l'ensemble des pouvoirs publics (sécurité sociale, communes, régions, communautés, Etat fédéral) s'étaient clôturés par un déficit.

Si l'on en croit l'Institut des comptes nationaux, le taux de la dette publique de la Belgique a atteint, en 2000, 110%, soit 5% de moins qu'en 1999. Sous le dernier gouvernement Dehaene, il était encore de près de 120% en 1998, de 125% en 1997 et de 130% en 1996. Quels éléments expliquent la diminution constatée en 2000? `La forte expansion conjoncturelle que notre pays a connue, répond Didier Reynders. Les rentrées supplémentaires que cette dernière a entraînées ont été affectées à l'amélioration du solde de financement et à la réduction de la dette.´

Il ne demeure pas moins que la situation belge reste l'une des moins exemplaires d'Europe. Mais les efforts accomplis ces dernières années pour tenter de ramener le taux de la dette à 60% d'ici 2010 comme l'impose le traité de Maastricht portent visiblement leurs fruits. Ce qui fait dire au grand argentier du pays que `la Belgique, en ce sens, est un exemple. Le taux de la dette diminue même s'il reste élevé. L'objectif sera, dans un premier temps, de le ramener sous la barre des 100% en 2002.´

Le gouvernement prévoit de mener à bien cette réduction linéaire (5% par an) grâce aux bénéfices engrangés par la gestion du patrimoine immobilier de l'Etat ainsi que par la vente de certains des actifs qui constitue ce dernier. En ligne de mire, la vente des fameuses licences UMTS. Les estimations officielles parlent d'un montant compris entre 40 et 60 milliards de francs (991.574.099,09 et 1.487.361.148,64 ). L'Etat prévoit également de vendre une partie supplémentaire de la Sabena.

Le programme gouvernemental qui s'étend jusqu'en 2005 se base par ailleurs sur une croissance de 2,5%. Si croissance supérieure il doit y avoir, la part supplémentaire sera affectée à la réduction de l'endettement. Pour l'heure, ce dernier se rapproche de la moyenne européenne. `Alors qu'au même moment, nous mettons en place un fonds de vieillissement´, rappelle Didier Reynders.