La différence est nette au niveau des hospitalisations entre les chiffres de mars/avril et ceux d'aujourd'hui. Depuis plusieurs jours, on dénombre environ 500 nouvelles contaminations par jour. En avril, elles tournaient à environ 2000. Si aujourd'hui, on ne compte que deux patients hospitalisés à l'UZ de Gand, il y en avait environ 500... par jour en mars dans tout le pays ! Comment interpréter ce contraste saisissant? Selon Marc Van Ranst, on ne peut pas affirmer que le virus qui sévissait durant la première vague était plus puissant qu'actuellement.

Au micro de VTM, le virologue a expliqué son point de vue: “Nous analysons le phénomène en permanence dans nos laboratoires de référence à Louvain" commence-t-il. "Nous prenons des génomes complets. Ensuite, nous déterminerons le matériel génétique des virus pour les comparer avec les souches des autres pays. Nous constatons qu'il n'y a aucun changement actuellement. Ce qui veut dire que nous ne pouvons pas affirmer que le virus est moins puissant. Même si, à chaque fois, nous espérons que cela sera le cas."

Pour expliquer le changement des chiffres, Van Ranst évoque les tests qui sont effectués totalement différemment aujourd'hui. "Nous testons maintenant beaucoup plus de personnes qui présentent peu de symptômes. Ce sont des tranches d'âge complètement différentes. Lors de la première vague, ce sont souvent les seniors, souvent fragiles, qui tombaient malades. Aujourd'hui, ce sont les jeunes qui, lorsqu'ils tombent malades, tombent moins gravement malades et ne se retrouvent pas à l'hôpital."