A côté de son rôle directeur de la rédaction du magazine économique "Trends", Amid Faljaoui est payé comme consultant par la banque Degroof Petercam.

Une double casquette gênante, rapporte Le Soir, mardi. Dans ses présentations officielles, Amid Faljaoui se définit comme "directeur des magazines francophones de Roularta (Trends, Le Vif)" ou "rédacteur en chef de Trends". Il cumule en effet ces deux titres. Mais l'homme a d'autres casquettes: administrateur délégué du Cercle de Wallonie, administrateur de l'Union des classes moyennes (UCM), membre de l'Institut des experts-comptables.

D'après un mail du 30 septembre 2018 que Le Soir a consulté, il joue aussi les conseillers pour la banque Degroof Petercam. Dans ce courriel, le patron de la banque Bruno Colmant annonce: "Nous vivons une période de crise qui demandera des relais médiatiques très puissants, écrit M. Colmant. Je souhaite qu'Amid joue un rôle nettement plus important dans notre organisation (...). Sa présence médiatique est un atout et une aide considérable."

Ce travail est généreusement rémunéré et exercé par M. Faljaoui à titre d'indépendant, selon Le Soir.

Or, mi-novembre, Bruno Colmant a donné une série d'interviews dans les médias, y compris Trends. Il s'est alors retrouvé en Une du magazine économique avec une photo du manager affirmant que "Degroof Petercam n'est pas à vendre". Ce choix de Une a-t-il été posé par Amid Faljaoui le rédacteur en chef ou le conseiller en communication, s'interroge Le Soir.

Amid Faljaoui souligne que sa collaboration avec la banque est effectuée à titre d'indépendant. "De plus, je n'écris pas sur les sujets bancaires dans Trends, et je n'ai jamais donné l'ordre à mes journalistes d'écrire sur un sujet particulier. Ils font ce qu'ils veulent", invoque-t-il.