"Cela va créer une concurrence déloyale entre les établissements de la capitale et leurs homologues des autres régions", dénonce-t-elle vendredi dans un communiqué. La FLRB, qui regroupe entre autres les bowlings, plaines de jeux intérieures et kartings, redoute que les groupes comprenant des personnes non vaccinées se tournent vers des établissements où le CST n'est pas requis. "Les activités de nos membres implantés dans la capitale vont clairement en pâtir", regrette Dominique Collignon, directeur d'un bowling à Bruxelles et vice-président de la fédération.

Cette dernière pointe par ailleurs que ses membres bruxellois "n'ont pas à payer les pots cassés des errements politiques et d'une campagne de vaccination défaillante à Bruxelles". "Nous sommes punis à cause d'un fort taux de non-vaccination qui n'est pas de notre responsabilité. C'est totalement injuste", souligne-t-elle.

La fédération rappelle enfin qu'il s'agit d'un énième coup dur pour le secteur, déjà particulièrement touché par les confinements. "Nous avons été fermés pendant des mois et venons à peine de rouvrir. Le couvre-feu différencié à Bruxelles avait déjà créé quelques distorsions de concurrence. Et si on ajoute à cela des indemnités nettement moindres et maintenant le CST, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", conclut-elle.