Belgique

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi en dernière lecture un projet de décret renforçant la lutte contre le dopage tout en permettant aux sportifs de mieux se défendre en cas de litige. 

Le texte, qui va à présent devoir être approuvé par le Parlement, interdit à tout sportif d'engager du personnel (entraîneur, préparateur,...) ayant fait l'objet par le passé d'une suspension ou d'une condamnation pour faits de dopage.

La Fédération Wallonie-Bruxelles pourra rechercher avec le concours de l'Organisation nationale antidopage (ONAD) des renseignements et, le cas échéant, réunir des preuves, en vue d'établir des violations de ses règles antidopage.

Le projet de décret prévoit également la mise en oeuvre d'un passeport biologique qui permettra de mieux suivre et constater les éventuelles violations aux règles antidopage. Celui-ci ne s'appliquera qu'aux sportifs d'élite et devrait concerner environ 50 sportifs en Communauté française, selon le gouvernement.

Le texte offre aussi une meilleure sécurité juridique et droit renforcé pour les sportifs de se défendre.

Enfin, la période de référence pour les constats de manquement aux obligations de localisation, connu dans le milieu sous le nom anglais de "whereabouts", est raccourcie à douze mois, contre 18 mois jusqu'ici. Le signalement de ces obligations de localisation sera, dans un souci de facilité pour les sportifs, centralisé auprès d'une structure unique.