Le syndicat socialiste a réuni samedi ses instances pour faire le point sur les négociations dans le cadre de l'accord interprofessionnel (AIP). A ses yeux, les éléments sur la table, s'ils sont concrétisés, créeraient un "déséquilibre flagrant" en défaveur des travailleurs. 

Outre les prépensions, la FGTB veut une amélioration "substantielle" du salaire minimum dès 2022, ainsi que le maintient des emplois de fin de carrière à 4/5e temps dès 55 ans et l'accès au mi-temps dès 55 ans également. 

"Dans l'état actuel des négociations, ces priorités sont insuffisamment prises en compte", juge le syndicat. Celui-ci dit toutefois vouloir poursuivre les discussions car il veut "résolument un accord équilibré qui améliore les conditions de travail". "Toutefois, si le déséquilibre devait persister au terme du prochain G10, elle pourra décider de déclencher des actions, interprofessionnelles et sectorielles, conformément à ce que qui avait été annoncé". 

Le syndicat socialiste dit refuser "catégoriquement" la norme salariale impérative de 0,4%, "fût-elle assortie d'une éventuelle prime en net?". "Nous attendons du gouvernement qu'il ne prenne pas la moindre initiative en matière de salaires tant qu'aucune avancée n'est obtenue sur nos trois priorités. En tout état de cause, il ne peut pas imposer un carcan aux seuls revenus du travail en laissant s'envoler les revenus du capital", conclut la FGTB.