Le syndicat profitait ainsi de la rentrée du gouvernement wallon pour effectuer sa propre rentrée sociale.

"Masqués mais pas bâillonnés", et dans le respect des règles sanitaires, près de 200 militants ont dénoncé le fait que, à leurs yeux, l'avis des interlocuteurs sociaux (patrons et syndicats) était régulièrement contourné et les services publics "méprisés".

Le gouvernement Borsus (MR-cdH), prédécesseur de l'exécutif Di Rupo dans lequel Willy Borsus (MR) est vice-président, "a cassé une mécanique que le gouvernement Magnette (PS-cdH, NDLR) avait instaurée, et où les interlocuteurs sociaux étaient respectés", a affirmé Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB wallonne.

"Le gouvernement Di Rupo n'améliore pas les choses", ajoute-t-il, alors que la concertation sociale au sein du GPSW, le Groupe des partenaires sociaux de Wallonie, avait timidement repris en février dernier avant d'être rattrapée par la crise du coronavirus.

"Depuis le 14 mars, on n'a plus été reçu", regrette M. Bodson.

Dans son intervention devant les militants, le leader syndical n'a pas épargné non plus le gouvernement fédéral, incapable à ses yeux de prendre des décisions sociales "radicales" pour répondre à la crise.

Il a aussi mis en garde "les partis de gauche" contre une tentation de monter dans une coalition fédérale qui n'obtiendrait que quelques symboles sociaux contre des réformes institutionnelles ou une flexibilité accrue du travail, ce qui à ses yeux ne ferait qu'affaiblir la gauche