Dans la première note de travail budget déposée sur la table du gouvernement figure bel et bien le projet de soumettre les sportifs pros aux cotisations sociales. Cette mesure est censée rapporter 30 millions €.

En commission à la Chambre, le ministre des Finances avait qualifié le système actuel de "cercle vicieux qu’il faut casser". Le MR s’est déjà positionné contre cette proposition tandis que le PS se montre assez tiède. Reste que cette proposition s’inscrit dans un équilibre global et que, si les libéraux y sont a priori hostiles, aucun veto absolu n’aurait été mis. Actuellement, un footballeur, qu’il gagne 2 500 € ou 250 000 €, paye toujours le même montant à la Sécurité sociale. Les cotisations sociales qu’ils payent correspondent bien à un montant de 38 % mais calculé sur un salaire fictif. Pour chaque footballeur, ce montant fictif est le même : autour de 2 400 €, sur lequel ils payent 38 % d’impôts, soit à peu près 920 euros. L’accord de gouvernement de la Vivaldi prévoit la réforme du statut fiscal des sportifs professionnels.