Ce dernier demande aussi aux parents de s'occuper eux-mêmes des enfants fréquentant les écoles maternelles qui, elles, restent ouvertes. Le Comité de concertation a décidé de suspendre les cours en présentiel à partir de lundi prochain dans tous les niveaux d'enseignement, maternel excepté. Des examens peuvent toutefois être encore organisés.

Le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts s'est concerté mercredi soir avec le secteur afin d'examiner la mise en application concrète de ces mesures. Résultat: la Flandre choisit de ne pas proposer d'enseignement à distance.

Dans un communiqué commun, les acteurs de l'enseignement dénoncent les incertitudes qui pesaient sur l'organisation de la dernière semaine avant les vacances de printemps (Pâques), évoquant les différences de communication entre suspension de l'enseignement de contact et suspension des cours.

Les élèves pourront continuer à contacter leurs professeurs de manière numérique mais aucune leçon ne sera prodiguée.

Le secteur de l'enseignement flamand craint en outre que le maternel ne devienne la "victime" de ces mesures. Dans leur déclaration, les acteurs demandent aux parents de garder les enfants en bas âge à la maison.

La décision de maintenir l'enseignement maternel provoque aussi l'ire des syndicats. L'ACOD Onderwijs, pendant flamand de la CGSP Enseignement, a d'ailleurs décidé de déposer un préavis de grève. La secrétaire générale du syndicat Nancy Libert estime "inacceptable" la décision de maintenir ces écoles ouvertes en arguant d'un nombre moins élevé de contaminations. "Mais il y a aussi moins de tests. Les membres du personnel sont moins protégés, ils ne doivent pas porter de masque buccal et la distance d'1,5 mètre n'est pas garantie. Les institutrices et instituteurs maternels ne sont pas non plus vaccinés", a-t-elle mis en avant. Elle a souligné que le secteur avait l'impression d'être considéré comme une garderie et que leur rôle éducatif était oublié.