Le parti d'extrême-droite affirme que plus de 5.000 voitures ont fait le déplacement, ce qui équivaudrait à 10.000 manifestants. Selon la police, il y aurait eu jusqu'à 4.500 véhicules, avec en moyenne trois à quatre passagers. "C'est un succès incroyable", a commenté le président du parti, Tom Van Grieken.

Les participants au "Tour de protestation à Bruxelles - Pas mon gouvernement!" sont venus dimanche matin de divers endroits en Flandre pour rejoindre le parking C du Heysel, et ont pris part à une manifestation statique. "Nous voulons envoyer le signal à l'élite politique que la Flandre ne tolère pas une politique de gauche et anti-flamande", pouvait-on lire sur les réseaux sociaux.

© Maryam Benayad

Les autoroutes vers Bruxelles ont été encombrées de véhicules ornés de drapeaux au lion flamand se rendant au Heysel. Des embouteillages se sont créés sur le ring.

Les organisateurs de l'événement avaient appelé les protestataires à se rendre à Bruxelles en voiture en raison de la crise sanitaire du coronavirus. Arrivés sur place, de nombreux participants sont sortis de leur véhicule. La grande majorité d'entre eux portaient un masque buccal mais la distanciation sociale était loin d'être respectée.

De nombreuses familles avec enfants étaient présentes sur les lieux. La manifestation a bénéficié d'un encadrement très strict de la part des sympathisants du Belang. La police était tout de même présente en cas de débordement.

© Maryam Benayad

Le Vlaams Belang qualifie la Vivaldi, composée des socialistes, des écologistes, des libéraux et du CD&V, d'"anti-démocratique et anti-flamande". "Le 26 mai 2019, le Flamand a envoyé un signal clair, la gestion doit être plus flamande et plus à droite. Or, à présent, c'est le contraire qui se passe et c'est inacceptable", a déclaré M. Van Grieken. "J'espère que le Vlaams Belang et la N-VA uniront leurs forces dans l'opposition. J'appelle Bart De Wever à enterrer la hache de guerre."

Le député VB Dries Van Langenhove a promis que son parti lutterait "contre la particratie violette-verte" (nom donné à la Vivaldi par le VB et la N-VA, qui oblitèrent ainsi le CD&V, NDLR) sur tous les fronts: au parlement, sur les réseaux sociaux et dans la rue. Barbara Pas, cheffe de groupe du parti d'extrême droite à la Chambre, a elle dirigé ses attaques contre le CD&V et l'Open Vld.

Le rassemblement a pris fin aux alentours de 12h30.