Selon leur vision des choses, on retournerait aux règles qui étaient en vigueur dans les universités et hautes écoles avant la "pause de Pâques" décrétée fin mars par le Comité de concertation. Cela signifie permettre aux étudiants des cours en "présentiel" équivalant à un jour sur la semaine (ou deux demi-journées), ce qui correspond à un taux d'occupation du campus de 20% maximum.

Le ministre évoque depuis plusieurs semaines déjà sa volonté d'utiliser aussi de manière "massive" les autotests dans l'enseignement, pour permettre de reprendre le chemin des classes et auditoires. Cela va se concrétiser: Ben Weyts annonce mardi que la Flandre prévoira à partir du mois de mai 200.000 autotests par semaine pour le supérieur, l'enseignement pour adultes et l'enseignement artistique à horaire réduit, soit les formes d'enseignement officiel qui ne sont pas couvertes par l'obligation scolaire. Ces tests seront destinés au personnel, pour qu'il se teste lui-même "deux fois par semaine".

Le 24 mars, le Comité de concertation rassemblant fédéral en entités fédérées avait décidé de suspendre les cours de tous les niveaux d'enseignement du 29 mars au 2 avril inclus, soit la semaine précédant les vacances de Pâques. Cet arrêt de trois semaines complètes devait permettre de forcer à la baisse les courbes de l'épidémie.

Le Comité de concertation se réunit une nouvelle fois mercredi, et devrait valider différentes mesures pour encadrer la reprise des cours le 19 avril.