La foire de Libramont se met à l'heure du climat

BelgiqueVidéo

Nadia Lallemant

Publié le - Mis à jour le

Les changements climatiques seront au centre de la 83e Foire agricole et forestière.

La 83e Foire agricole et forestière, sur le thème Cultivons le climat, se déroulera, du 28 au 31 juillet, sur le champ de foire, à Libramont. Elle se prolongera par les Démo Forest, les 1er et 2 août, en forêt, dans la commune de Bertrix.

Pour la première fois, le thème de la Foire sera transversal et concernera tant le monde agricole que la filière bois. Il se déclinera autour de deux axes, à savoir, comment gérer et adapter notre agriculture et notre sylviculture aux changements climatiques et comment l’agriculture et la forêt interviennent-elles dans les enjeux climatiques.

Sur la Foire, la thématique sera développée à travers l’exposition du hall 3 et ses animations, dont le jeu familial Climat pursuit et, dans le parc, par de très nombreux exposants. En forêt, où les administrations forestières de la Grande Région tiendront un stand commun, elle se déclinera dans des vitrines animées, des débats et la présentation de la marque Bois local.

Près de 200.000 visiteurs et 1.000 exposants - 800 à Libramont et 200 en forêt - sont attendus pour l’édition 2017 à laquelle 15 % de nouvelles firmes sont inscrites. Une douzaine de nationalités, dont la France, le Grand-Duché de Luxembourg, les Pays-Bas et l’Allemagne seront représentées. Les nouveautés concerneront autant le visiteur professionnel que familial. Deux nouveaux parcours, l’un doté d’un pôle agriculture connectée, l’autre bio, s’ajouteront aux quatre existants.

Dans le parcours dédié aux familles, La Ferme enchantée présentera sur 4.000 m2 des animations, des dégustations, et des animaux, dont la jument Pomme, nouvelle mascotte de la Foire, et son poulain London. Les organisateurs annoncent, par ailleurs, un plus grand nombre de races dans les concours, avec le souci accru du bien-être animal, un concours Blanc Bleu Belge, présenté par des enfants de 6 à 12 ans, et le retour du sentier des saveurs où les produits en lice aux Coqs de Cristal seront proposés à la dégustation.

Bientôt une IGP pour le Blanc Bleu Belge !

René Collin a signé l’arrêté ministériel officialisant la demande d’enregistrement.

La veille de l’ouverture de la 83e Foire agricole et forestière de Libramont, le ministre wallon de l’Agriculture, René Collin, s’est rendu à la ferme de Philippe Otjacques, à Libin, en province de Luxembourg, pour officialiser la demande d’enregistrement par l’Union européenne de la viande Blanc Bleu Belge, en qualité d’IGP (Indication géographique protégée).


La Wallonie recense plus de 1.200.000 bovins, dont 84 % de cette race, répartis sur 9.000 exploitations. "Je voulais signer l’arrêté ministériel chez un éleveur qui participe depuis le début aux travaux de l’association de producteurs de viande Blanc Bleu Belge" , a confié René Collin. "Le cahier des charges a également été validé par les régions flamande et bruxelloise. Les trois arrêtés devraient être publiés au moniteur d’ici deux mois. Le dossier sera ensuite transmis à l’Europe. Sa finalisation est espérée pour 2018."

Ce label donnera plus de visibilité à cette viande maigre diététique, tendre, aux qualités gustatives liées à la diversité de la production. "L’étiquette la distinguera d’autres viandes qui ne sont pas produites en Belgique" , poursuit le ministre. "L’IGP représente une plus-value économique pour le Blanc Bleu Belge. Ses conditions d’élevage et d’abattage sont également des critères importants qui conditionnent le produit fini. Cette reconnaissance ira bien au-delà du choix de la race locale, mais impliquera également que la viande soit issue d’un animal né, élevé, engraissé, abattu et découpé en Belgique."

Cette avancée pour l’association des producteurs s’inscrit dans la thématique de la Foire agricole Cultivons le climat. "En effet, le Blanc Bleu Belge joue un rôle actif pour l’environnement" , affirme le ministre de l’Agriculture. " L’élevage bovin contribue à la diversité des paysages grâce à l’entretien des prairies, une ressource pour la biodiversité. Nos pâturages constituent également un réservoir de carbone indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique."

Newsletter DH Actu

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info