La compagnie prévoit un retour à la normale d'ici quelques années et même une croissance de 15% à l'horizon 2030. Du 23 mars au 3 mai 2020, seuls les déplacements essentiels étaient autorisés en Belgique. Le nombre de voyageurs en train ne représentait alors que 10% de celui d'avant la crise. Il a ré-augmenté avec les premiers assouplissements, jusqu'à un maximum de 68% début octobre.

Les mesures ayant à nouveau été renforcées, le nombre de voyageurs a enregistré une nouvelle baisse. Fin 2020, la SNCB transportait 40% du nombre de voyageurs d'avant la crise. Ce taux se rapproche des 50% aujourd'hui.

Les responsables de la SNCB entrevoient une perte d'exploitation d'environ 400 millions d'euros pour 2020, compensée par le gouvernement belge à hauteur de 264 millions. Le montant élevé de cette perte s'explique par le fait que la SNCB a maintenu une offre de trains assez importante par rapport aux pays voisins, pour permettre les déplacements des personnes exerçant des métiers essentiels.

Un porte-parole confirme que la crise n'a pas d'impact sur l'offre de trains. "Depuis mais 2020, nous roulons avec un nombre de trains maximum. On a même augmenté notre offre de trains en décembre. Il s'agit d'une première phase devant aboutir à une hausse de 4,7% d'ici 2023. Ce qui représentera environ mille trains par semaine."