La ministre de l'Education Caroline Désir (PS) s'est montrée rassurante mardi quant à l'évolution de la situation sanitaire dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles malgré l'émergence de variants plus contagieux du coronavirus depuis le début 2021, mais sans s'engager sur un prochain allègement des restrictions appliquées dans les écoles.

En date du mardi 2 février, la Fédération Wallonie-Bruxelles comptait 30 implantations fermées pour cause de covid, dont 20 pour des raisons sanitaires et 10 pour des raisons organisationnelles, selon des chiffres livrés par la ministre en commission du Parlement de la FWB.

"Sur un total de 2.700 écoles, cela représente donc environ un pour cent", a-t-elle relevé. "A l'échelle du territoire, c'est vraiment marginal".

Si le nombre de cas covid dans les écoles a progressé durant ce mois de janvier, l'incidence de la maladie en milieu scolaire est toutefois toujours inférieure à celle constatée dans la population générale.

Dans l'enseignement fondamental (maternel et primaire), on a recensé en janvier une moyenne de 91 cas covid par 100.000 élèves. Dans le secondaire, ce chiffre est de 125 pour 100.000, alors que dans la population générale, l'incidence est deux fois supérieure, avec 252 cas par 100.000 habitants.

"Depuis le début du code rouge (fin octobre, ndlr), on reste dans une situation stable. Le nombre de cas en janvier est le même que celui constaté fin septembre, ou en novembre et décembre", a encore relevé la ministre.

Sur cette base, aucun élément ne permet d'affirmer aujourd'hui que les enfants sont aujourd'hui plus atteints par le Covid ou qu'ils sont plus contaminants. Vu la circulation de nouveaux variants, il convient toutefois de maintenir une "vigilance renforcée", a-t-elle encore défendu.

A cette aune, il est trop tôt pour envisager à présent un quelconque allègement du code rouge en place.

"La situation actuelle ne nous permet pas de retourner dans le code orange", a conclu Mme Désir soucieuse de pas "faire des promesses qu'elle ne pourrait pas tenir".

La FWB travaille à un plan pour soutenir la santé psychologique des élèves du secondaire

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles prépare un plan de bataille visant à combattre la détresse psychologique des élèves et lutter contre le décrochage scolaire générés par la crise sanitaire, a annoncé mardi la ministre de l'Education Caroline Désir (PS). Doté d'un montant de 19 millions d'euros déjà validé par le gouvernement, ce plan se concentrera sur les élèves à partir du 2e degré du secondaire (3e année et au-delà).

Soumis depuis l'automne à un enseignement hybride fait d'une moitié de cours en présentiel, et d'une autre moitié en distanciel, c'est en effet auprès de ces publics que la détresse est la plus grande.

Les moyens financiers dégagés serviront à la fois à financer des périodes d'accompagnement psycho-social et éducatif dans les écoles, mais aussi à renforcer les équipes des centres psycho-médicaux sociaux (CPMS) afin de pouvoir procéder à du dépistage, mener des entretiens individuels avec des élèves en difficultés, etc.

"Face à la situation actuelle, on ne va pas réinventer la roue mais plutôt mettre des moyens supplémentaires dans ce qui se fait déjà", a commenté Mme Désir en commission Education du Parlement de la Fédération.

Ce double soutien - à la fois scolaire et psychologique- devrait débuter à brève échéance. Des textes législatifs devraient être soumis rapidement, a promis Mme Désir.

De récents chiffres livrés par l'administration de l'enseignement en Fédération ont montré une progression de l'ordre de 40% de l'absentéisme scolaire cette année, par rapport à 2019.

Minés par la crise sanitaire, coupés de leurs amis et privés de nombreuses activités sociales, un nombre croissant d'élèves vivent difficilement cette crise sanitaire. Celle-ci semble en outre encourager le cyber-harcèlement, les jeunes passant encore plus de temps derrière leurs écrans que d'habitude.