"Ca n'a pas été simple", a reconnu lundi après-midi le ministre du Budget, Frédéric Daerden (PS), lors de la présentation des grandes lignes de l'épure en commission du Parlement. "Il y a avait beaucoup de volontés à insérer dans ce budget initial...".

Le gouvernement s'est ainsi engagé pour les dix années à venir en dédicaçant un milliard d'euros pour rénover les bâtiments scolaires, dont beaucoup sont dans un état de vétusté avancé en raison d'un sous-investissement chronique ces quatre dernières décennies.

Ce milliard pour les infrastructures scolaires viendra s'ajouter aux quelque 230 millions d'euros accordés cette année par l'UE à la FWB dans le cadre du plan de relance européen.

Mis un peu de côté en raison de la crise sanitaire, le Pacte pour un enseignement d'excellence -cet ensemble de réformes qui vise à améliorer l'efficacité du système éducatif francophone- devrait reprendre sa vitesse de croisière l'année prochaine. Quelque 275 millions d'euros lui sont ainsi spécifiquement dédiés.

L'arc-en-ciel a par ailleurs encore décidé lundi d'accélérer et d'augmenter refinancement qu'il avait prévu pour l'enseignement supérieur, soumis à une augmentation constante de sa population depuis vingt ans.

En début de législature, la majorité PS-MR-Ecolo avait convenu de refinancer ce secteur à hauteur de 50 millions d'euros structurels à l'horizon 2024. Cet objectif sera finalement atteint dès 2022 djéà, et relevé à 70 millions en 2023, et même 80 millions en 2024.

"Ces moyens financiers supplémentaires permettront d'améliorer l'encadrement des étudiants, la qualité des formations proposées et l'accessibilité de notre enseignement supérieur", salue sa ministre de tutelle, Valérie Glatigny (MR).

Ce budget 2022 prévoit aussi 32 millions d'euros pour financer le prochain accord sectoriel pour l'enseignement, ainsi 27 millions pour faire face aux dégâts provoqués par les inondations de l'été dernier aux bâtiments scolaires, mais aussi aux infrastructures culturelles, sportives et de la jeunesse qui relèvent de la FWB.

En prévision du procès des attentats de Bruxelles qui se tiendra l'année prochaine, le gouvernement a par ailleurs décidé de dégager des fonds pour l'aide aux victimes.

Grâce à des prévisions de croissance un peu meilleures et le prélèvement dans des réserves non-utilisées d'organismes dépendant de la FWB, le déficit devrait se limiter, selon ce budget initial, à 985 millions d'euros, là où le ministre Daerden redoutait encore de dépasser (à nouveau) le milliard d'euros il y a quelques semaines à peine.