Elles plaident pour la tenue d'une conférence interministérielle qui permettrait la création d'une "stratégie jeunesse" comprenant notamment un plan de relance spécifique co-construit avec les jeunes et le secteur associatif concerné. Les signataires, parmi lesquels Infor Jeunes, le Comité des élèves francophones (CEF), les Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active (CEMEA), la Ligue des droits humains et différents mouvements de jeunesse comme l'ASBL Les Scouts et Le Patro, s'inquiètent des droits et perspectives d'avenir des jeunes pendant et après la pandémie de coronavirus.

Ils soulignent que la santé mentale des jeunes doit "faire l'objet d'une attention extrême" de la part des autorités politiques et plaident pour la mise en place urgente d'un plan de relance garantissant des perspectives concrètes pour les jeunes dans toute une série de domaines.

Cette stratégie devrait, selon les 47 signataires, comprendre un "processus de résilience permettant l'expression des ressentis des jeunes". Les structures en lien avec l'accompagnement des jeunes sont à ce titre "des forces motrices incontournables qui, par la reprise de leurs activités, offriront aux jeunes des espaces d'expression", peut-on lire dans la carte blanche.

Il est également attendu de la "stratégie jeunesse" qu'elle offre "un plan de relance transversal" destiné à "donner des perspectives d'avenir aux jeunes".

"La réponse politique qui leur sera donnée aujourd'hui, ou non, déterminera si la prochaine pandémie sera celle de la santé mentale des jeunes", soutiennent les signataires.